Santé · INSERM · INSEE · OMS

Dashboard santé des hommes

Les hommes vivent moins longtemps, se suicident davantage, meurent plus souvent d'accidents et consultent moins — un paradoxe de genre peu visible.

Sources : INSEE (2022), INSERM, OMS, BEH · Données 2021–2023

Écart d'espérance de vie

−5,9 ans

Hommes vs femmes (INSEE 2022 : 79,3 vs 85,2)

Suicide masculin

×3

Les hommes représentent 75 % des décès par suicide (INSERM 2022)

Recours aux soins

−38 %

Moins de consultations médicales que les femmes (BEH 2020)

Accidents mortels

83 %

Des décès par accident sont des hommes (ONISR, INVS 2021)

Espérance de vie à la naissance (1950–2022)

Années · INSEE séries longues

L'écart s'est légèrement réduit depuis les années 1980 (8 ans → 5,9 ans) grâce à la baisse du tabagisme masculin. Mais il reste structurel — les hommes meurent davantage de maladies cardiovasculaires, cancers liés aux comportements à risque et accidents.

Décès par suicide — taux pour 100 000 habitants

Par tranche d'âge · INSERM 2022

Les hommes de 45–64 ans présentent le taux le plus élevé. La masculinité normative (ne pas montrer sa faiblesse, éviter de chercher de l'aide) est documentée comme facteur de risque majeur.

Causes de mortalité prématurée (avant 65 ans)

Part des hommes dans chaque cause de décès prématuré · CépiDc INSERM 2021

Les accidents de la route, les cancers liés au tabac/alcool et les maladies cardiaques concentrent la surmortalité masculine. Ces causes sont partiellement liées à des normes de genre (prise de risque, consommation d'alcool, retard de consultation).

Recours aux soins — médecin généraliste

Nombre moyen de consultations / an par groupe d'âge · BEH 2020

Les hommes de 25 à 44 ans consultent le moins (2,1 visites/an vs 4,8 pour les femmes du même âge). Ce sous-recours retarde les diagnostics et explique en partie les écarts de mortalité.

Écart d'espérance de vie H/F en Europe

Années d'écart (femmes − hommes) · Eurostat 2022

La France (5,9 ans) est dans la moyenne haute. Les pays de l'Est (Lituanie, Lettonie) présentent les écarts les plus élevés, souvent liés à une mortalité masculine plus forte par maladies cardiovasculaires, alcool et accidents.

Sources