Loin de l'idée d'un groupe uniquement dominant et d'un autre uniquement soumis, l'histoire révèle un système où hommes et femmes étaient soumis à des pressions et des souffrances distinctes pour assurer la survie collective.
Pendant des siècles, l'homme a été la variable ajustable de la sécurité nationale. La conscription (service militaire obligatoire) envoyait des millions d'hommes de toutes classes à la mort, souvent sans droit de vote préalable (ex: militaires français avant 1945).
Les travaux les plus dangereux, insalubres et mortels (fond des mines, hauts fourneaux, chantiers navals) étaient exclusivement réservés aux hommes. La mortalité au travail était une réalité masculine massive.
L'homme portait seul la responsabilité légale du foyer. Un échec financier pouvait mener à la prison pour dettes ou aux travaux forcés pour "vagabondage", là où la femme était légalement protégée par son statut de dépendante.
Jusqu'au début du XXe siècle, donner la vie était une cause majeure de mortalité. Les femmes vivaient avec la peur constante de complications fatales lors de chaque grossesse, une "guerre de l'intime".
Le Code Civil limitait l'autonomie des femmes (incapacité civile, impossibilité de gérer ses biens sans l'accord du mari). Cette protection légale se traduisait par une privation de liberté d'action.
En plus du travail aux champs ou en usine, les femmes portaient l'intégralité de la gestion du foyer et de l'éducation, un travail harassant et jamais comptabilisé dans les richesses de la nation.
N'avait ni droit de vote, ni sécurité, ni pouvoir. Sa condition était dictée par l'élite, pas par son genre.
Une infime minorité d'hommes qui contrôlait les lois et l'économie, dominant la masse des hommes ET des femmes.
Dans les crises (guerres, naufrages), le privilège de survie était souvent accordé aux femmes et enfants, au prix de la vie des hommes.
L'affirmation selon laquelle les hommes sont un groupe "historiquement dominant" occulte une réalité nuancée :
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